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CABINET DE VOYAGE DIT « BARGUENO » REPOSANT SUR SON PIÈTEMENT D’ORIGINE

Origine : ESPAGNE

Epoque : XVIIe SIÈCLE

Dimensions :

Hauteur : 150.5 cm   
Largeur : 106 cm   
Profondeur : 46 cm   

Bois de noyer polychromé et doré


Le Bargueno est un des apports originaux de l’Espagne au mobilier européen.
Élégant cabinet dont la structure est celle d’un coffre monté ici sur son piètement d’origine. Il est aussi appelé Vargueno, du nom de la ville de Varga, près de Tolède, qui en est le principal centre de production.
Il était le meuble préféré du conquistador ou du missionnaire, quand il s’agissait d’emporter des effets administratifs, diplomatiques ou personnels dans des expéditions vers le Nouveau Monde.

Le bargueno

Il présente en façade et sur les côtés de belles ferrures ajourées en fer forgé, sur fond de velours de soie rouge. Ses panneaux sont montés à queue d’aronde et sa façade à emboîtures latérales est fermée par une serrure à double moraillon. Des poignées en fer forgé latérales ornent le bargueno.

L’abattant ouvert, repose sur deux tirettes amorties d’une belle coquille saint Jacques, et découvre seize tiroirs et deux vantaux à décor d’architecture.

Le registre supérieur présente une enfilade de quatre tiroirs. Les boutons des tiroirs sont en forme de coquille Saint-Jacques, souvenir des coffres portatifs utilisés par les pèlerins se rendant à Compostelle.

Au registre médian, deux vantaux latéraux encadrent deux tiroirs à motif de croix encadrant eux même deux autres tiroirs superposés.

Au registre inférieur, le tiroir central est encadré de part et d’autre par deux tiroirs superposés. Ils reprennent le même thème décoratif que les registres supérieurs.

La qualité des motifs et la diversité des figures font de ce bargueno une pièce particulièrement exceptionnelle.

La base

La base en noyer présente un piètement en H reposant aux extrémités sur des patins à volutes. Quatre colonnes en balustres cannelés aux angles encadrent une colonne à double torsades. Une entretoise à arcatures et à décor géométrique et fleuri relient les deux pieds.


Ce cabinet devenu aujourd’hui très rare est un meuble bien caractéristique de l’art espagnol et n’a été développé dans aucun autre pays. Objet de convoitise, il était à la fois meuble d’apparat que l’on tenait ouvert dans les salles fastueuses du palais, ou coffre de voyage comme l’attestent les poignées latérales et l’imposante serrurerie.