Accueil ›  Antiquités ›  Furniture ›  meubles ›  BELLE CRÉDENCE EN NOYER DE LA PREMIÈRE RENAISSANCE FRANÇAISE
 
Retour

BELLE CRÉDENCE EN NOYER DE LA PREMIÈRE RENAISSANCE FRANÇAISE

Origine : FRANCE, ATELIER DU VAL DE LOIRE

Epoque : XVIe SIECLE

Dimensions :

Hauteur : 149 cm
Largeur : 127.5 cm
Profondeur : 50 cm

Bois de noyer et pastiglia
Bon état de conservation

Ce très beau modèle de dressoir, en bois de noyer, ouvre en façade par deux vantaux et deux tiroirs.

Reposant sur des pieds en sphère aplatie, la base moulurée porte deux colonnes admirablement tournées en balustres. Le fond de la partie inférieur est divisé en trois panneaux. Une rose orne le panneau central.

L’étage supérieur ouvre par deux vantaux. Il repose sur une large ceinture, où sont logés deux tiroirs. Ces deux registres sont nettement séparés par des moulures.
Les cinq pans du dressoir, comme les vantaux et les tiroirs sont cantonnés de balustres garnis de feuilles d’acanthes.

Des incrustations de pastiglia, formant de fines arabesques, ornent les portes et les tiroirs. Sur les vantaux des portes, ce décor s’organise autour d’un miroir de bois noirci.

La vocation de ce type de meuble pouvait être très diverse. Le plus souvent, il était destiné à présenter les objets précieux de son propriétaire qui pouvait alors illustrer son rang aux yeux de ses visiteurs.

Ce meuble semble à la croisée des influences.
En effet, il conserve la structure traditionnelle des dressoirs mais démontre par les techniques employées son appartenance à la Seconde moitié du XVIe siècle.

Ainsi, la technique de la pastiglia fût importée par les artistes italiens venus œuvrer tout au long du XVIe siècle sur les chantiers royaux de François Ier et notamment Fontainebleau.
L’usage de différentes essences de bois ainsi que de coquille d’œuf introduit une nouveauté qui complètent l’exceptionnel travail de tournage de balustres ainsi que le grand raffinement de la structure.

Ainsi, tout dans ce meuble évoque la rigueur, l’élégance et le raffinement du règne de François Ier.