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BAS RELIEF EN BOIS REPRESENTANT SAINTE VERONIQUE TENANT LE LINGE SUR LEQUEL S’EST IMPRIME LE VISAGE DU CHRIST

Origine : ESPAGNE

Epoque : FIN DU XVIe SIECLE

Dimensions :

Hauteur: 44 cm
Largeur: 42 cm
 
Bois de noyer
 
C’est seulement au XVème siècle sous l’influence du théâtre des Mystères, que sa légende fut associée à la Passion du Christ. Elle apparaît dans la scène du Portement de Croix, sur le chemin du Calvaire, au milieu du groupe des Saintes Femmes. 
Saisie de compassion en voyant le visage du Sauveur ruisselant de sueur et de sang, elle l’essuie avec un voile sur lequel les traits du Christ restèrent miraculeusement imprimés. 
En réalité Veronica n’est que la personnification de cette vera icona la véritable image du Sauveur, imprimée sur une étoffe.
 
Pour expliquer qu’elle ait eu sous la main un voile, les Mystères en font une marchande de toile. On tenait aussi à savoir ce que la pieuse lingère était devenue après la mort du Christ. 
Après la Crucifiction elle aurait suivi en Gaule saint Amateur ou Amadour identifié avec Zaché et l’aurait épousé: elle se serait bâti un ermitage dans les dunes de Soulac à la pointe de la presqu’île du Médoc, où ses reliques conservées à l’église Notre Dame de la fin des terres, attiraient de nombreux pélerins.
 
On croyait  que quiconque avait regardé cette image se mettait pour la journée à l’abri d’une mort violente. De là vient aussi que la sainte jouissait du privilège d’être invoquée comme saint Christophe et sainte Barbe, contre le danger d’une mort subite.
 
En réalité son iconographie est à son apogée à la fin du Moyen Age et ne cesse de s’appauvrir après le Concile de Trente.

Sous l’influence de la mise en scène des Mystères, elle est représentée à cette époque sous les traits d’une matrone coiffée d’un turban, par allusion à ses prétendues origines syriennes.
 
Elle étend des deux mains, devant sa poitrine, un voile transparent de toile fine sur lequel est imprimé la face du Sauveur généralement peinte en brun parce que l’on était habitué à la voir ainsi sur les icones byzantines noircies par le temps ou par la fumée des cierges. 
 
DESCRIPTION
 
Sur ce bas-relief sainte Véronique est coiffée d’un voile qui disparait sous son manteau au nombreux plis couvrant les épaules. Des ses bras étendus elle tient le voile.
Mais au lieu d’une image du Christ imprimée, c’est ici par une véritable sculpture en haut relief qu’est représentée la face du Christ.
Ce visage est entouré de longs cheveux très souples et il porte moustaches et barbe mélées autour de sa bouche étroite aux lèvres charnues. La couronne d’épine esr remplacée par une tresse et l’expression de son regard est plutôt celui d’un homme qui lutte pour accomplir sa mission, les sourcils proéminents et froncés que celle d’un condamné épuisé.