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12 avril 2019
Nouvelle video !

 

 

 

A travers cette nouvelle vidéo, découvrez un aperçu des sculptures que nous présentons à la galerie du 25 rue de Lille, Paris 7e.
Ici, une incroyable collection de "Vierge à l'Enfant" de divers siècles et régions.

 

 

26 mars 2019
Notre nouveau catalogue est arrivé !

 

Découvrez notre nouveau catalogue

Catalogue de Printemps

 

 

 

 


03 janv. 2019
Bonne Année !

 


Gabrielle Laroche et toute son équipe vous souhaitent

une bonne et très belle année 2019 !

 


04 déc. 2018
Découvrez notre chaîne YouTube et nos vidéos

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05 oct. 2016
Gabrielle Laroche à la Biennale des antiquaires - Septembre 2016

 

 

Merci à tous ceux qui sont passés nous voir à notre stand de la Biennale des Antiquaires

 

 

 

 

12 nov. 2013
Musées

Vendu au Musée du Louvre

Vierge à l'Enfant
Espagne, Aragon
Vers 1300 Epoque
Bois de noyer
Très bonne conservation
Porte une étiquette à l'arrière: Provient du Couvent. Morata del Rio Jalon ARAGON
Ancienne collection Ernest RUPIN

Le Rio Jalon est un affluent de l'Ebre irriguant une région au sud de ce fleuve en Aragon. Morata de Jalon est un village de cette région faisant partie de la province de Saragosse et du Comarque de Valdejalon.
Le couvent de ce village a été dispersé au XIXe siècle.
La Vierge est assise sur un banc-trône garni d'un coussin placé sur une terrasse à deux plateaux. Elle porte l' Enfant Jésus sur son genou gauche. Il est assis de trois quart comme cela apparaît à la fin du XIIIème siècle mais son visage regarde les fidèles. 
La Vierge porte une tunique bleue, bordée à l'encolure d'un ruban doré garni de petits cercles réalisés au poinçon, qui est ressérée à la taille par une ceinture rouge au moyen d’une boucle et dont les plis, nombreux, lui cachent les pieds. 
Elle porte aussi un manteau doré posé sur les épaules dont la couleur rouge sous jacente du bol d'Arménie est visible partout. 
Elle porte une couronne dorée qui tient son voile court, dont l’intérieur rouge, typique des Vierges d’Aragon, laisse apparaître sa chevelure tombant en fines mèches à peine ondulées de chaque côté du visage. 
L' Enfant Jésus est vêtu quant à lui d'une tunique longue qui laisse apparaître ses pieds nus. Il tient dans sa main gauche un fruit rond.
Il effeuille, de sa main droite tendue, un pétale de la Rose rouge que Marie tient de sa main droite. Ce motif iconographique est très rare. La Vierge, aux pommettes et au menton charnus, esquisse un sourire jovial dont tout le visage est imprégné. Le front est haut, les sourcils bien dessinés loin des yeux et son regard pénétrant la rendent très présente aux fidèles qui la regardent.
Le visage de l'Enfant est à l'image de celui de sa mère : jovial et souriant.
Ernest Rupin a écrit tout un article à l'éfigie de cette Vierge en majesté intitulée " Une statue espagnole : La Vierge et l'Enfant Jésus" publié dans la Revue de l'Art Chrétien, que nous vous proposons de decouvrir ci-joint :
Article_extrait_de_la_Revue_de_l'Art_chretien.pdf
Reecriture de l'article 
Photo de l'intérieur d'Ernest Rupin
Biographie d' Ernest Rupin

Vendu au Musée de Cluny, musée national du Moyen Age Paris
TROIS APÔTRES ENDORMIS AU MONT DES OLIVERS
Atelier de Hans Geiler
Vers 1520-1525
Tilleul polychrome
Documentation - extrait de la Revue du Louvre, avril 1995, p. 28-41

Vendu au Musée du Louvre

DEUX TÉLAMONS
Calcaire marbrier

Italie du Nord
Deuxième moitié du XIIe siècle

Les atlantes sont des sculptures monumentales souvent représentées dans l’art Roman. Ces figures semblent directement inspirées de l’art Mésopotamien et de l’art Egyptien et en être des résurgences.
Ces statues sont inséparables du Temple dans lequel elles s’incorporent et leur interprétation est donc fonction de ce temple.
En Mésopotamie, les Atlantes, leur attitude revêtent une importance particulière et chargée de sens ; selon le masque, la position du corps et l’habillement, l’interprétation diffère. Le corps habillé peut représenter les vices de l’Esprit. Le corps nu peut représenter les vices de la Chair.
Le repli de l’homme sur lui même, comparable à la position du yoga, évoque la concentration. Il peut également être assis sur un démon à la face grimaçante, il domine alors le péché. Sous l’influence Antique, dont les thèmes païens deviennent Chrétiens, l’Atlante accroupi assume le personnage de Daniel, héros assis entre les lions, les jambes rapprochées de la tête.
Par contre, Les Atlantes porteurs de « l’Eglise » sont soumis à l’enseignement religieux, ils sont décemment vêtus, les mains posées sur les genoux ou sur les hanches, image de la soumission du corps à l’esprit. préfiguration du représentant d’un ordre religieux. Leurs vêtements, robe ceinturée et bonnet juif, s’apparentent à la robe du scribe égyptien, comme le scribe gardien du Temple, l’atlante est le gardien du portail de l’Eglise à qui il apporte sa sagesse et son érudition.
On connait l’importance du portail dans l’art Roman. Les lions défenseurs du portail sont spécifiques à l’art Roman soit sous l’aspect de lions lombards porteurs de colonnes, soit sour de multiples aspects sur le tympan.
C’est l’idée de défense qui parait ici dominer, défense pris dans un sens de protection plutôt que comme interdiction, caractéristique de l’art Roman.
Dans les temples mésopotamiens, les lions encadrent l’entrée. En Egypte, ils deviennent des sphinx, dans les deux cas ils figurent l’interdiction.
Dans l’art Roman, les lions défenseurs peuvent se justifier par la provenance très mélangée et parfois peu recommandable des pèlerins auxquels se mêlent des brigands.
On peut ainsi conclure que les atlantes porteurs de l’Eglise concrétisent le poids de son importance et symbolisent la Sagesse et le Savoir.
Les lions en sont l’élément défenseur et protecteur. Héritiers d’une longue tradition mésopotamienne et égyptienne, ces deux symboles n’ont plus la même signification car ils invitent à entrer dans l’église avec respect, pour y trouver à l’image des atlantes de la Sagesse, démarche bien contraire à leurs origines qui symbolisaient alors l’interdiction d’entrer.
Nota : Une paire d’atlante se rapprochant forment le portail d’entrée de l’Eglise d’Embrun, région Alpine.
Documentation - extrait : Musée du Louvre, Nouvelles acquisitions du Département des Sculptures (1984-1987), p. 18-20, Paris, 1988